Prévention du burn-out : 5 erreurs à éviter quand on est travailleur social
- tamaracoach25
- 5 juin
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 nov.
Vous accompagnez des personnes au quotidien. Votre engagement est précieux, mais il peut aussi vous exposer à l’épuisement. Le burn-out dans les métiers de l’humain est fréquent et pourtant évitable. Voici les erreurs les plus courantes, avec des solutions concrètes pour préserver votre énergie et votre équilibre.

Erreur 1 : confondre engagement et sacrifice
Vous vous dites : "Je ne peux pas laisser tomber mes bénéficiaires." Cette idée, compréhensible, pousse souvent à dépasser ses limites, à rallonger les journées et à rogner sur le repos. Au fil du temps, la fatigue devient la norme.
Ce qui aide :
Fixez des limites claires et respectez vos horaires.
Dites non quand c’est nécessaire et déléguez quand c’est possible.
Programmez de vraies pauses, même courtes, et respectez-les.
Erreur 2 : Ignorer les signaux d’alerte du corps
Fatigue persistante, sommeil agité, maux de tête, tensions dans le dos : votre corps parle avant le crash. Les ignorer, c’est avancer vers l’épuisement sans s’en rendre compte.
Ce qui aide :
Écoutez vos symptômes et notez leur fréquence.
Consultez tôt un professionnel de santé.
Protégez votre sommeil : heure fixe, écran coupé, routine apaisante.
Erreur 3 : sous-estimer le stress émotionnel
Vous êtes exposé à des situations lourdes : détresse, conflits, urgences. Sans espace pour déposer ce que vous ressentez, la charge mentale s’accumule et finit par déborder.
Ce qui aide :
Prévoyez des temps réguliers pour évacuer le stress : écriture, marche, méditation, sport.
Ouvrez un espace de parole avec un psychologue, un coach ou en supervision.
Ancrez des rituels simples de pleine conscience pour retrouver votre calme.
Erreur 4 : vouloir tout gérer seul
Dans le social, demander de l’aide peut être perçu comme une faiblesse. En réalité, c’est une compétence : savoir s’appuyer sur son réseau permet de tenir dans la durée.
Ce qui aide :
Entretenez votre réseau : collègues, pairs, partenaires.
Parlez tôt de vos difficultés à un supérieur ou en équipe.
Rejoignez un groupe de soutien ou une supervision de pratique.
Erreur 5 : repousser sans cesse le moment de s’occuper de soi
"Je m’occuperai de moi pendant les vacances." Puis l’urgence reprend. Si le soin de soi dépend d’un moment idéal, il n’arrive jamais.
Ce qui aide :
Agissez maintenant : 10 à 20 minutes par jour rien que pour vous.
Bloquez des rendez-vous récurrents pour le sport, un loisir, la détente.
Si besoin, faites-vous accompagner pour rééquilibrer vie pro et perso.
Par où commencer cette semaine ?
Choisissez un horaire de fin de journée et respectez-le au moins trois fois.
Ajoutez une pause de 10 minutes après une intervention difficile.
Planifiez un temps de récupération de 30 minutes le week-end.
Écrivez trois signes personnels qui indiquent que vous tirez trop sur la corde.
Prévenez un collègue de confiance : "Si vous voyez ces signes, alertez-moi."
Pourquoi cela protège aussi vos bénéficiaires ?
Prendre soin de vous n’est pas un luxe. C’est une condition essentielle pour assurer la qualité de l’accompagnement : présence plus stable, écoute plus fine, décisions plus justes. Un professionnel reposé tient mieux sur la durée et gère mieux les urgences.


